Sœur Jocelyne Huot

Décès de la fondatrice des Brebis de Jésus

Sœur Jocelyne Huot, fondatrice du mouvement pour enfants les Brebis de Jésus, est décédée le 4 novembre à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec.
Sœur Jocelyne Huot, fondatrice du mouvement pour enfants les Brebis de Jésus, est décédée le 4 novembre à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec.   (Courtoisie Brebis de Jésus)
Philippe Vaillancourt | Journaliste
Journaliste
2019-11-07 16:08 || Québec Québec

Sœur Jocelyne Huot, fondatrice du mouvement pour enfants les Brebis de Jésus, est décédée le 4 novembre à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec. La religieuse de 75 ans était supérieure générale des Sœurs de Saint-François d’Assise.

Née en 1944 à l’Ange-Gardien, elle est entrée chez les Sœurs de Saint-François d’Assise en 1963. Au fil des années, elle a occupé diverses responsabilités au sein de sa communauté religieuse. Élue supérieure générale en 2012, elle fut réélue en 2018 pour un second mandat, que la maladie l’empêche de compléter.

C’est en 1985 qu’elle a eu l’idée de fonder le mouvement des Brebis de Jésus. Elle racontait avoir ressenti la «détresse» des «cœurs d’enfants» qui ont «soif d’eau vive». Le mouvement s’adresse d’abord aux enfants de 6 à 12 ans. Plus, au fil des années, d’autres groupes sont fondés: les Agnelets de Jésus pour les 3 à 5 ans, les Pastoureaux de Jésus pour les 13-16 ans et la Fraternité Jésus-pasteur pour les 17 ans et plus. Le mouvement des Brebis de Jésus a été reconnu comme Association privée de fidèles, de droit diocésain en 2006.

Les grandes lignes de la pédagogie du mouvement sont fondées sur la «rencontre personnelle avec le Christ», la communauté et «l’annonce» de la « Parole». D’autres activités sur la même thématique du «bon berger» ont aussi pu se développer autour du mouvement basé à l’île d’Orléans, dont, depuis 1996, les Camps Emmanuel pour «les Brebis, les Pastoureaux et les familles».

Particulièrement populaire dans l’archidiocèse de Québec, les Brebis ont aussi essaimé au Lesotho, en Afrique du Sud, en Haïti, au Brésil, à Cuba, aux États-Unis, en République Dominicaine, au Cameroun, au Mali, au Mexique, en Équateur, au Pérou, au Rwanda, au Burundi, en République démocratique du Congo, aux Philippines, au Chili, au Honduras, en Bolivie, en Tanzanie, au Portugal et au Sénégal, selon le site Web du mouvement.

Aujourd’hui professeur adjoint à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, Patrice Bergeron a cheminé au sein du mouvement lorsqu’il était plus jeune.

«Pour moi, c’est une dame marquée par la tendresse de Dieu», confie-t-il au sujet de sœur Jocelyne Huot. «Elle portait cette tendresse en elle. Elle a essayé de la transmettre aux jeunes générations.»

Il dit que le mouvement a été pour lui un «milieu pour découvrir ma foi et m’impliquer». Il a notamment travaillé dans les Camps Emmanuel. Ce parcours n’est pas dénué de lien avec sa vocation de théologien, car il a été l’occasion de «goûter à l’importance de parler des choses de Dieu».

«Comme tout groupe contemporain, c’est un mouvement qui a eu ses défis, notamment dans l’articulation avec le monde actuel, mais qui a définitivement produit de belles choses», indique-t-il.

À la Maison Emmanuel de l’île d’Orléans, siège du mouvement, la nouvelle du décès de la fondatrice semblait toucher le personnel.

«Elle a eu un impact plus grand que nature», explique la secrétaire Margot Bilodeau. Elle dit que depuis la nouvelle de son décès, elle reçoit chaque heure plusieurs témoignages qui expriment l’importance que la religieuse et ses œuvres ont eue dans la vie des gens.

«Cela témoigne des fruits et de l’abondance de ce qu’elle a offert», dit Mme Bilodeau.

De son côté, l’archidiocèse de Québec a offert ses condoléances à la communauté de la fondatrice en évoquant le succès d’une œuvre pour les enfants  qui a «a porté d’innombrables fruits au fil des trente-cinq dernières années».

«Nous saluons une femme au leadership naturel qui laisse un héritage à saveur d’Évangile dans notre diocèse et au-delà», a indiqué Valérie Roberge-Dion, directrice des communications pour l’archidiocèse de Québec.

Jointes lundi matin, ni la direction du mouvement ni les Sœurs de Saint-François d’Assise n’avaient encore donné suite à nos demandes d’entrevue au moment de publier ces lignes.

La crypte de la basilique de Sainte-Anne- de-Beaupré sera ouvertes pour les condoléances le vendredi 8 novembre, de 14 h 00 à 21 h 00, et le samedi 9 novembre, de 9 h 00 à 13 h 45. Les funérailles auront lieu dans la basilique samedi à 14 h 00. L’inhumation se fera ultérieurement.

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