Rock Demers au congrès de SIGNIS

L'étincelle derrière les Contes pour tous

Rock Demers, créateur des Contes pour tous, faisait partie des conférenciers invités au congrès de SIGNIS à l'Université Laval le 19 juin 2017.
Rock Demers, créateur des Contes pour tous, faisait partie des conférenciers invités au congrès de SIGNIS à l'Université Laval le 19 juin 2017.   (Présence/François Gloutnay)
François Gloutnay | Journaliste
Journaliste
2017-06-19 17:42 || Canada Canada

«Le jeune homme que je vais vous présenter est un fondateur du Québec moderne.» Le conférencier n'a pu réprimer un sourire en entendant Martin Bilodeau, le rédacteur en chef de l'agence de presse Médiafilm, le présenter ainsi dans cette grande salle de l'Université Laval.

«Dans un monde où on se questionne beaucoup sur les valeurs qu'on communique aux jeunes, et où la guerre fait beaucoup de mal, nous avons pensé que ce serait enrichissant, utile, rassurant, de recevoir et d'écouter un grand homme au cœur d’enfant comme Rock Demers», a ensuite dit le présentateur aux quelque 200 spécialistes de la radio, de la télévision et du cinéma réunis à l'occasion du congrès mondial de SIGNIS, un organisme catholique de communications.

Rock Demers - qui fêtera son 85e anniversaire à la fin de l'année - a raconté la genèse des Contes pour tous, cette collection de films qu'il a produits depuis 1984 et qui compte des titres comme La guerre des tuques, Les aventuriers du timbre perdu, Bach et Bottine et La forteresse suspendue. Des œuvres qui ont eu une carrière internationale et que les congressistes, venus de plus de cent pays, connaissaient. Plusieurs d'entre eux hochaient la tête en entendant Rock Demers redire les différents titres des films qu’il a produits depuis plus de trois décennies.

Toute cette longue aventure a débuté par la lecture d'un simple article du quotidien La Presse de Montréal. «C'était un samedi matin», a précisé même Rock Demers. «On présentait les principales causes des décès chez les moins de 18 ans.»

Le suicide arrivait en toute première place, apprenait-il alors, estomaqué, blessé même. «J'étais bouleversé par cette statistique», a-t-il confié aux gens venus écouter sa conférence.

L'homme de cinéma avait alors 50 ans. «Je sais bien que la vie est difficile. Mais je sais aussi qu'elle vaut la peine d'être vécue.»

«Qu'est-ce que je peux faire pour aider certains jeunes à ne pas commettre l'irréparable?», s'est-il alors demandé.

Cette question l'a mené à développer le concept de ce qui allait devenir les Contes pour tous. Vingt-quatre films ont été produits à ce jour, «plus deux autres qui y sont associés», explique-t-il.  

«Ce que j'ai voulu par ces films, c'est témoigner de l'authenticité de ce qu'est la nature humaine du point de vue d'une personne qui a 12 ou 13 ans d'expérience de vie.»

L'homme affirme aujourd'hui avec conviction que «les enfants ont la même intelligence que nous adultes, la même sensibilité, la même possibilité de comprendre et de saisir, tant le réel que l'au-delà».

 

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