Entrevue avec Guillaume Boulay

La Nativité, une passion musicale

Tradition, évolution, émotion: pourquoi la musique de Noël ne laisse personne indifférent. Discussion avec Guillaume Boulay, spécialiste en chant choral.
Tradition, évolution, émotion: pourquoi la musique de Noël ne laisse personne indifférent. Discussion avec Guillaume Boulay, spécialiste en chant choral.   (Courtoisie G. Boulay/Photo Catherine Carron-Drolet)
Philippe Vaillancourt | Journaliste
Journaliste
2018-12-13 14:44 || Québec Québec

Plus que toute autre forme d’art associée à la Nativité, la musique de Noël déchaîne les passions. À quel moment est-il socialement acceptable de ressortir ses albums de Noël ? Faut-il chanter ce couplet théologiquement vieillot du Minuit, chrétiens? La chorale scolaire a-t-elle le droit de chanter Ça berger? Autant de questions qui peuvent mener à de spectaculaires débats. Car la musique de Noël ne laisse personne indifférent. Chacun vibre à sa manière en entendant sa version préférée d’Adeste fideles ou des Anges dans nos campagnes.

Guillaume Boulay en sait quelque chose. Expert en chant choral, il dirige actuellement le Chœur polyphonique de Lévis et est chef invité pour les Loriots de Cap-Rouge, après avoir présidé l’International des Musiques Sacrées de Québec.

«Pour beaucoup de personnes, musique sacrée égale musique de Noël. Les gens associent beaucoup la musique classique en général à Noël. Pensons à Casse-Noisette: ça ne parle de Noël qu’au début, et pourtant…», note-t-il.

Véritable érudit musical, M. Boulay est un touche-à-tout capable de disserter aussi bien sur Bach que sur Neil Young, sur la musique sacrée du Moyen Âge que des tendances en matière de hip-hop.

«La musique de Noël est une musique vocale. Elle est tellement ancrée dans la tradition, que les gens chantent et retrouvent ainsi leur base commune», constate-t-il.

La musique, poursuit-il, consiste essentiellement à créer une attente, à laquelle on décide ensuite de répondre ou non. «Mais on ne peut pas passer notre temps à tromper les attentes des gens, car autrement il n’y a jamais de repos, et ni le public ni les musiciens ne sont satisfaits.»

La musique de Noël vient alors en quelque sorte répondre à cette attente annuelle. Elle devient le lien opératoire entre la tradition commune, nos souvenirs, nos croyances religieuses et notre aujourd’hui.

► Lire la suite dans le numéro de décembre 2018 de la revue Parabole ◄

***

Présence a besoin de l'appui financier de ses lecteurs pour poursuivre sa mission.
Cliquez sur l'image de notre campagne de financement 2018 pour savoir comment votre don fait une différence.

 

du même auteur

Les évêques du Québec sont à l’aise avec la décision de la Ville de Montréal de retirer le crucifix de la salle du conseil.
2019-03-20 16:14 || Québec Québec

Crucifix: les évêques à l’aise avec le retrait annoncé par Montréal

La télévision d’État a annoncé le 19 mars sa décision de mettre fin à l’émission.
2019-03-19 11:33 || Canada Canada

ICI Radio-Canada annonce la fin de Second regard

Le gouvernement du Québec devrait déposer ce printemps un projet de loi pour encadrer le port de signes religieux chez certains employés de l'État.
2019-03-13 16:15 || Québec Québec

Enseignantes voilées: Québec se trompe de cible, disent les évêques

articles récents

2019-03-22 08:38 || Québec Québec

«Je n'ai pas envie d'être réduit au silence. J'ai choisi de chanter» - Yves Duteil

Mario Pelchat et Les prêtres présenteront un deuxième spectacle au Centre Vidéotron le 2 décembre 2018.
2018-06-19 14:43 || Québec Québec

Mario Pelchat et Les prêtres de retour au Centre Vidéotron en décembre

La Chapelle de l'espoir de l'église Saint-Pierre-Apôtre.
2017-08-14 09:08 || Québec Québec

L'Art-en-ciel, le festival d'orgue de la Fierté