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Chronique de Jocelyn Girard

Église catholique: la fin est proche

Le pape François au Vatican le 22 août 2018.
Le pape François au Vatican le 22 août 2018.   (CNS Photo/Paul Haring)
Jocelyn Girard | Chroniqueur
Chroniqueur
2018-08-22 11:40 || Monde Monde

Encore récemment, je comptais parmi ceux qui sont prompts à comparer les prêtres abuseurs avec les pères incestueux et les «mononcles cochons» de nos familles, ou encore avec des entraîneurs sportifs ou même des animateurs scouts, comme pour mettre en perspective que les pédoprédateurs sont disséminés partout dans la société où il existe une possibilité d’user de leur position pour en abuser sur des plus fragiles.

Mais plus maintenant! Je me range du côté de ceux qui affirment que cela n’explique pas tout. Clairement, l’Église catholique a laissé s’installer en son sein des foyers organisés de pédophilie et n’a pas trouvé de réponse adaptée pour les enrayer. Hormis cette description nauséeuse des 300 prêtres abuseurs de Pennsylvanie, rappelons-nous ici de la clique de religieux à peine secrète qui opérait chez les frères de Sainte-Croix. Et pensons à la couverture systématique dont a pu jouir une multitude de pédophiles afin de ne pas porter ombrage à la sacro-sainte institution.

Si le procureur de Pennsylvanie n’avait pas autorisé une enquête sur les prêtres pédophiles, il aurait fallu encore bien des années avant que cette histoire ne soit révélée. En effet, l’Église peut bien s’indigner et dénoncer les agissements vicieux de certains de ses prêtres, encore faut-il qu’elle se mette résolument à les dépister et à sévir. Or, les multiples témoignages suffisent rarement à la convaincre sans que tout ne soit mis au grand jour par des enquêtes externes. C’est alors et alors seulement que les autorités ecclésiales consentent à se dissocier de leurs protégés.

Les grands discours pénitentiels ne suffisent plus. Même si sa dernière adresse au Peuple de Dieu va plus loin que les précédentes, le pape François n’a d’autres solutions à proposer que la prière et le jeûne tout en faisant appel aux membres de l’Église afin qu’ils contribuent à en extraire cette culture de mort. C’est un aveu d’impuissance, touchant certes, mais qui démontre l’incapacité pour l’Église de s’en sortir par elle-même. Comme elle ne reconnaît aucune autorité sur son fonctionnement et sa structure divine, elle ne peut donc pas trouver à qui confier sa tutelle, le temps que le grand ménage soit achevé.

Que faire?

Le diable est dans la maison. Après 2000 ans, les responsables de l’Église devraient commencer à saisir qu’il va y rester encore pour longtemps! Il ne s’agit donc pas d’extirper le mal uniquement par des moyens spirituels, même si ceux-ci aident à sensibiliser les fidèles, mais de dissuader quiconque veut l’accomplir. Cela implique des moyens plus sévères que la seule «réduction à l’état laïc» prévue par le droit canonique. D’ailleurs, est-ce une punition si effrayante? Le dire ainsi ne revient-il pas à dévaloriser le statut de la masse des fidèles?

Et en dehors de la honte passagère, qui peut croire que la menace d’exclusion suffise à éradiquer le problème? La doctrine du ministère ordonné va même à contre-sens: un prêtre ne serait jamais un «vrai laïc» car le caractère imprimé par la consécration sacerdotale le marque de façon indélébile (article 1582 du Catéchisme de l’Église catholique). Cette manière de comprendre le sacerdoce tient davantage d’une idéologie accentuant le cléricalisme que d’une véritable théologie des ministères.

Le mariage des prêtres ou l’ordination d’hommes mariés n’est pas davantage la réponse, même s’il doit en faire partie. En réalité, cela reviendrait à étendre le cléricalisme à des gens mariés plutôt que de l’enrayer à la base. Pour ce faire, il faut repenser la structure pyramidale qui condense le pouvoir vers le haut. Le statut clérical est un système vétuste qui accorde des privilèges et des pouvoirs à certains membres de l’Église pouvant aller jusqu’à les rendre non imputables.

La solution passe forcément par le retour au droit primordial de la communauté locale. Celle-ci doit être soutenue dans son droit d’être reconnue pleinement Église du Christ en se dotant de ses propres ministres – formés et reconnus – qui lui seront redevables en toutes circonstances. Ceux-ci ne doivent plus être restreints à la masculinité, comme si seule cette caractéristique pouvait «figurer» l’action du Christ, ni au célibat.

Des femmes et des hommes reconnus dans leur parfaite égalité, leur vocation fondamentale ne devant pas être confondue avec les rôles qu’ils occupent momentanément, qu’il s’agisse de présider l’assemblée eucharistique, de servir l’unité de la communauté ou de réaliser quelque autre tâche pour la faire vivre.

Enfin, le rapport à la sexualité doit être repensé. L’Église doit écouter avec attention les groupes qui défendent une autre vision de la sexualité humaine dont la finalité est de contribuer à l’épanouissement des partenaires. Elle ne peut plus générer la culpabilité et le refoulement qui sont des facteurs favorisant l’éclosion des déviations comme la pédophilie. D’autres vérités se rendent disponibles aux humains et paraissent plus justes que certains enseignements de l’Église, notamment au chapitre de l’homosexualité.

Il est urgent de saisir l’opportunité de se préoccuper des personnes qui souffrent en les accompagnant dans leurs différences plutôt que de les alourdir avec des concepts éculés.

Renaître ou mourir

Il n’existe d’autre alternative pour l’Église que de renaître ou de mourir. Tous les signes extérieurs donnent à croire qu’elle s’en va à sa perte. Majoritairement, les personnes croyantes ne voient plus en elle une source d’eau vive pour étancher leur soif spirituelle. Quant aux non-croyantes, rien d’elle n’attire leur attention, ne serait-ce qu’une forme de crédibilité qui lui donnerait une légitimité parmi les multiples propositions de sens.

Serait-ce la fin de l’Église? On peut bien rappeler la promesse du Christ affirmant sa pérennité contre toute forme d’adversité, mais il se pourrait aussi, à l’instar des invectives du prophète Ézéchiel, que sa mort prévisible ne soit que la conséquence de son orgueil, de son incapacité à enrayer les injustices, de son détournement des plus petits et des plus souffrants.

Quant à sa renaissance, qui peut prétendre en apercevoir les prémisses?

***

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13 Commentaire(s)

vergeron bruno || 2018-10-07 13:15:27

Prière mariale «Sub tuum praesidium»: «Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen» Prière à l’Archange Saint Michel Saint Michel Archange: «Défendez-nous dans le combat et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ; et vous, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Amen.» et chapelet quotidien A la demande du pape François tout au long de ce mois d’octobre … https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2018-09/en-octobre-le-pape-souhaite-que-les-catholiques-prient.html

M.Anour Roula || 2018-09-03 09:47:57

Tu l'as bien dit: '' Le diable est dans la maison '', dans les structures de pouvoir de l'institution. Il y a, bien sûr, des religieux qui ont abordé de façon contemporaine les problèmes de la sexualité. Pour ne parler que d'un cas célèbre dont l'ostracisation par l'institution n'est pas venue à bout, je citerai Marc Oraison. Sa mésaventure eut lieu juste après Vantican II, pourtant chargé de promesses. Il n'y a rien à faire avec l'institution, peu importent les '' accommodations raisonnables '' , nous vivons réellement des temps apocalyptiques. Chaque chrétien, dans sa famille d'abord et surtout, doit suivre l'exemple du Christ et tâcher, par sa vie diffuser les raisons de son espérance promise par la grâces de son baptême P.S. : Voici ma prière Hors la tente de l'Esprit Mon désir s'ennuie et s'amenuise et mon appétit languit et se déguise lorsque tu t'absentes, ô Esprit de vie. « Est-ce ainsi que les hommes vivent » l'aujourd'hui hors la tente de l'Esprit, en orphelins de son aménité, captifs impuissants de leurs activités ? Viens Esprit saint Vens

Anonyme || 2018-08-24 21:35:55

Merci M. Girard. La véritable Église est en action; une Église sensible à la souffrance des vistimes, une Église qui commence à crier haut et fort ce qui a si longtemps été camouflé, non seulement au niveau du clergé, mais à tous les échelons de la société pour protéger une situation parentale, un prestige social, un "grand nom" ou autres motifs, on cultive la loi du silence. C'est justement ce "non dit", ce sentiment de culpabilité qui pèse lourd dans la vie des victimes. Il incombe à la société entière: parents, médecins, d`être conscients de notre esponsabilité citoyenne. L'ancienne peut dispararître; une nouvelle Église est en train de renaître de ses cendres. Espérant qu'il y aura place pour les Larrons repentis (qui on tgrand besoin d'aide)

Jos. Deschênes || 2018-08-24 19:15:28

Voila un sujet d'une grande actualité. Ma pensée va d'abord aux victimes dont la vie est brisée par ces abus d'une part et ce qui m'apparait une incapacité de la part de l'Église institution de vibrer à ces souffrances. Je suis un vieux prêtre retraité et quand j'étais jeune on me disait toujours: On ne mange pas soutane, ça ne se digère pas. J'admire toujours ces paroles de chrétiens qui se lèvent pour défendre les personnes, la vérité et la justice. Ma conviction actuellement est que l'Église vit une période de purification nécessaire qi va la conduire à l'essentiel du message de l'Évangile. Nous sommes peut-être les douleurs d'enfantement d'une nouvelle Église. Merci à vous d'être un peu le sel qui met du goût à la vie. Soyons pour la vie, la liberté, la vérité, c'est plus positif.

Jean-Luc Tremblay || 2018-08-23 23:26:59

Avant de devenir prêtre le 25 mai 1991, lors de mes études, le cours """ÉTHIQUE DE LA SEXUALITÉ""" était tout à fait optionnel. Comme l'était aussi le cours BIOÉTHIQUE... DROIT CANON... L'ESPRIT-SAINT... LE MARIAGE... Etc. Depuis lors, je relève les défis quotidiens avec ce qui m'a manqué que davantage par rapport à ce que j'ai reçu de si pauvre, étriqué et qui partait dans toutes les directions sans jamais avoir une ligne conductrice ni conclusion qui vaille !!! Plusieurs limitations des prêtres d'aujourd'hui - dont je suis - viennent des handicaps d'une formation humaine trouée et une formation théologique éclatée. Grrrrrrrrrrrrrrrr

Jocelyn Girard || 2018-08-24 00:00:00

Vous pointez l'un des problèmes réels quand vous mettez le doigt sur la formation déficiente des prêtres sur ces sujets. Mais c'est plutôt le discernement vocationnel et les outils pour évaluer l'équilibre des sujets qui doit aussi être pointé... On ne guérit pas un pédophile et ce qu'il est était déjà en lui au moment d'entrer dans les ordres. L'Église a sans doute péché par orgueil en visant le nombre plutôt que la sainteté...

Anonyme || 2018-08-23 14:05:47

Je suis d'accord avec toi Jocelyn tout en pointant sur le "cléricalisme" qui fait tant de dommage encore présentement. Il y aurait beaucoup à dire concernant la vocation des baptisés, "membre du Peuple saint de Dieu" et la conscientisation de la mission baptismale. Merci! Louise MorinThbault

Beaudet Gilles || 2018-08-22 23:06:37

Mélanie, je vous félicite de votre commentaire qui met les pendules à l'heure et apporte des considérations qu'il ne faut pas négliger. J'ignore si vous avez déjà lu le roman «Une saison dans la vie d'Emmanuel» de Marie-Claire Blais, il ne datest pas d'hier et met déjà en lumière des cas qui illustrent vos propos. C'est un fait que plusieurs considèrent les failles dans l'Église avec une facilité de généralisation effarante. On ne met pas l'accent sur ceux qui brillent mais sur ceux qui salissent. Oui, le scandale est fortement réprouvé: Jésus a proposé qu'on mette au cou du prédateur une meule de moulin (Mt 18,6) et qu'il périsse dans la mer. Jésus utilise un langage fort qui aurait dû retenir les dépravés irréfléchis qui ont cédé à leurs bas instincts en quête d'égoïste satisfaction. On accable l'Église parce qu'elle est vulnérable, LaFontaine nous a donné une fable du Loup et l'Agneau dans laquelle le Loup déclare à l'agneau: « Si ce n'est toi (le coupable) c'est donc ton frère». Les Chrétiens ont encore des raisons d'admirer la ferveur du grand nombre de ceux et celles qui, jour après jour, ont respecté et respectent l'enfance, l'adolescence, portant sur eux tous le regard plein de respect qu'avait Jésus à leur égard. Et ceux-là sont légion. Pourquoi ignorer la multitude qui suit la ligne du Christ dans l'Église "peuple de Dieu" à tous les niveaux.

Jocelyn Girard || 2018-08-24 00:00:00

Il ne s'agit pas d'ignorer le bien qui se fait dans et par l'Église, mais il est occulté par ces scandales. On peut bien parler d' "hommeries", de faiblesse humaine, du péché des uns, etc. Ce qu'il faut dénoncer, c'est le péché structurel qui s'est emparé de l'institution et que le pape résume dans l'expression "le cléricalisme". Juste en Irlande, où il est ces jours-ci, on parle d'abus dans une proportion 'industrielle'. Ce n'est plus l'affaire de quelques pervers, mais un système dans lequel ils pouvaient exercer sans impunité leurs bas instincts sur des enfants et des personnes vulnérables.

Jacques Lison || 2018-08-22 22:10:05

Merci pour cette analyse lucide, précise, décapante. Je crois en l'Église, mais son évolution actuelle met ma foi à rude épreuve. D'autant plus que je ne crois pas aux miracles au sens où ils forceraient les lois de la nature (voir mon livre Dieu intervient-il vraiment?) Je me rabats donc sur ma foi en l'Esprit Saint, sans savoir comment il s'y prendra pour relever l'Église de ses ruines et de ses cendres. Il se servira sans doute de la foi tenace du petit reste qui n'aura pas perdu la mémoire d'Emmaüs. Ah oui! on dit aussi que l'Église vit et grandit ailleurs que dans nos pays d'ancienne chrétienté. Mais au rythme où vont les choses, je crains bien que la vitalité de ces jeunes Églises ne se heurte tôt ou tard au mur qu'elle frappe chez nous aujourd'hui.

Jean Guy Nadeau || 2018-08-22 16:12:28

D’accord avec toi sur l’ensemble et le vice de structure er de théologie. Mais précisément sur cette quesrion. Les communautés locales dont j’ai longtemps défendu l’aitonomoe - et j’y crois encore. Refusent de suivre les « directives » de Rome. Tant celles de la CDF que celles de François.

Paul Cadrin || 2018-08-22 15:08:50

Je crois fermement à la pérennité de l'Église, ce qui ne veut pas dire que je ferme les yeux sur la situation dramatique qu'Elle vit présentement. Heureusement, nous pouvons non seulement interroger notre foi, mais également l'Histoire. Les grandes réformes des XVe - XVIe siècles ont été pour une large part motivées par le scandale de Luther et de Calvin devant l'état de décrépitude dans lequel le clergé était tombé. N'oublions pas que, avant le Concile de Trente, au moins trois des papes qui ont régné avaient des enfants "naturels", comme on disait, qu'ils ne se sont pas gênés pour sacrer cardinal ou pour appointer à des positions lucratives. Inutile de dire que l'exemple venant de si haut, le reste du clergé était souvent à l'avenant. Grâce au ciel, il y a eu le Concile de Trente qui a fait un ménage radical là-dedans. Et les générations qui l'ont suivi ont vu se lever une multitude de saints, des vrais pasteurs, des mystiques, dont l'influence s'est fait sentir jusque chez nous, comme on le sait. Bref! Je crois à cette Église là! C'est vrai que François nous invite à la prière et à la pénitence, mais si on sait lire "entre les lignes" de sa lettre, on y découvre des flèches très acérées visant directement les évêques de Pennsylvanie, en particulier. Preuve qu'il sait où viser et qu'il ne se contentera pas de prières et de jeûnes.

Jocelyn Girard || 2018-08-24 00:00:00

Je souhaite que votre pronostic se réalise, mais dans l'état actuel des choses, la solution ne repose plus sur un seul homme... Les réformes de l'Église ont été le fait d'hommes et de femmes qui se sont levés à leur époque qu'ils et elles ont marqué par leur intégrité et leur capacité à mettre le doigt sur le bobo. Il en faudra davantage comme eux pour éradiquer ce scandale.

Lorraine Couture || 2018-08-22 14:25:52

Cher Jocelyn, vous illuminez ma journée! Vos mots sont de l'or pur! Et de citer Ézéchiel, quelle source de plaisir! Un immense merci!

Sylvie || 2018-08-22 13:01:18

C'est du pur délice de lire le contenu de cette chronique, merci !!

Mélanie || 2018-08-22 12:18:25

Cher ami, Certaines de tes affirmations sont justes. Comme l'importance de dénoncer et d’inciter le prêtre à renoncer au sacerdoce dans le cas d’abus tels que ceux-ci. Cependant je crois d’abord au pardon et à la réconciliation. Je crois qu’il faut être attentif à ceux d’entre eux qui choisissent un chemin de repentance... Je ne suis pas d’accord à dire que la comparaison du « mon oncle vicieux» ne tient pas la route. L’Église est une belle grande famille. Et à cette image, parfois on craint le scandale. J’ai vu très souvent des familles camoufler et nier la présence de pédophiles qui abusaient la fille, puis la petite fille, les cousines, petites cousines... sans que personnes ne fassent rien. Pire, j’ai eu des témoignages de jeunes filles don l’escroc mères les avaient mises à la porte pour avoir dénoncé un beau-père, ou de tantes qui traitaient leurs nièces de « langues sales» et exigeaient des excuses pour avoir supposément souillé la réputation de mononcles vicieux ou de grand pères abusifs... C’est donc tout à fait comparable. Même que je dirais que c’est pire car dans ces nombreux cas trop souvent cachés au Québec, ce sont des parents proches qui abusent de leur autorité parentale... et si un prêtre on peut choisir de ne plus le fréquenter, la famille, c’est bien difficile. Je connais une jeune fille entre autre qui a dû couper les ponts avec toute sa famille car pour avoir dénoncé un père et par la suite un beau-père, elle s’est vue traité de « ptite menteuse qui fait des plaintes à la dpj sans arrêt » Alors moi j’ai le regret de te dire que je trouve qu’au contraire, la situation est tout à fait comparable. Même qu’elle est bien plus grave (au Québec en tout cas) sauf que personne ne veut en parler. Non. On préfère regarder les problèmes des autres; et râler de la marge sur le dos des prêtres en généralisant plutôt que de « pelleter la merde qui est dans notre court ». Oui. Il est vraiment beau le Québec. Pas étonnant que nos jeunes soient tout mêlés dans leur sexualité...

Jocelyn Girard || 2018-08-24 00:00:00

Le bilan général des abus d'enfants est effectivement terrible, ici au Québec et ailleurs dans le monde. Rien dans mon texte ne porte à dénier cette réalité. Mon propos porte sur la dimension structurelle, organisée, parfois des abus eux-mêmes, mais surtout de la couverture systématique qui a fait de cette institution une complice des horreurs qu'on reproche à certains de ses représentants.

 

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