Chronique de Jocelyn Girard

L’avortement, critère absolu pour les électeurs catholiques?

La Conférence des évêques catholiques des États-Unis a profité de son assemblée automnale pour adopter, le 12 novembre, un projet de lettre destinée aux catholiques en vue des prochaines élections.
La Conférence des évêques catholiques des États-Unis a profité de son assemblée automnale pour adopter, le 12 novembre, un projet de lettre destinée aux catholiques en vue des prochaines élections.   (CNS photo/Bob Roller)
Jocelyn Girard | Chroniqueur
Chroniqueur
2019-11-18 10:24 || Monde Monde

La Conférence des évêques catholiques des États-Unis a profité de son assemblée automnale pour adopter, le 12 novembre, un projet de lettre destinée aux catholiques en vue des prochaines élections. Dans la formulation retenue, le texte commanderait aux électeurs de considérer «la menace de l’avortement comme la priorité absolue à combattre».

En mettant ainsi cette priorité au-dessus de toutes les autres comme «le racisme, la crise environnementale, la pauvreté et la peine de mort» dont la lettre affirme néanmoins qu’elles ne peuvent être ni écartées, ni ignorées, il devient embêtant, pour un catholique, de favoriser tout candidat ou candidate qui ne présenterait pas la même hiérarchie des valeurs. De là à dire que l’Église catholique soutient moralement le Parti républicain majoritairement engagé contre l’avortement, il n’y a qu’un pas qui peut facilement être franchi dans l’esprit des fidèles ne voulant pas déroger à l’enseignement de leurs évêques.

Or, selon le magazine jésuite America Magazine, «au moins deux évêques» ont exprimé leur préoccupation «à l'effet que la lettre ne reflète pas la manière dont le pape François suggère que les questions de vie devraient être abordées». François s’est toutefois déjà exprimé clairement sur le sujet de l’avortement, allant jusqu’à comparer le médecin-complice à un tueur à gages. Quelle pourrait donc être «sa différence» dans la manière d’aborder cet interdit moral qui trancherait avec la lettre de la conférence épiscopale américaine?

En toute fin de liste…

Prenons donc l’encyclique Evangelii Gaudium (La joie de l’amour) à l’instar de l’évêque de Chicago, Blaise Cupich, pour illustrer «l’approche François». Le mot «avortement» ne s’y retrouve qu’à une seule reprise, au paragraphe 214 (sur 288), celui-ci étant pratiquement à la fin d’une séquence où le pape traite d’abord et avant tout des pauvres jusqu’à en faire une catégorie théologique (197-201). Cette vision entraîne la nécessité pour les disciples du Christ de recevoir un enseignement des pauvres et, pour l’Église, l’appel à devenir «pauvre pour les pauvres». Cela s’exprime par une attention à l’autre en situation d’appauvrissement que l’Esprit «considère comme un avec lui».

La suite du texte traite de la situation économique mondiale dans laquelle la pauvreté est endémique et présente des causes structurelles qu’il importe de déconstruire en vue de «guérir [la société] d’une maladie qui la rend fragile et indigne, et qui ne fera que la conduire à de nouvelles crises». Et le pape enchaîne: «Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale, les problèmes du monde ne seront pas résolus, ni en définitive aucun problème. La disparité sociale est la racine des maux de la société.» (202) Difficile d’être plus clair!

Ce n’est qu’après cette section que le pape désigne spécifiquement «les plus petits» auxquels Jésus s’identifie. Il mentionne «les faibles ou les moins pourvus de la terre» (209), les sans-abris, les toxico-dépendants, les réfugiés, les populations indigènes, les personnes âgées, etc. Il insiste particulièrement sur les migrants en faveur desquels il exhorte à une généreuse ouverture de la part des pays nantis (210). Il ne s’arrête pas là puisqu’il identifie également les diverses formes de traites des personnes comme l’esclavage moderne dans les usines clandestines, les réseaux de prostitution, l’exploitation des mineurs au profit des adultes, etc. (211) Et il poursuit avec les femmes qui souffrent des situations d’exclusion, de maltraitance et de violence (212).

Ce n’est qu’après cette séquence qu’il présente «les plus sans défense et innocents de tous» que sont les enfants à naître qu’une idéologie ambiante prive de leur dignité humaine (213-214). Et même dans ce passage, il ne porte pas cette «priorité» au-dessus de toutes les autres, affirmant: «Et pourtant cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains.» (213)

Mais pas moins prioritaire…

Voilà donc «l’approche François». Il ne veut pas minimiser les grandes questions sociales au profit du seul enjeu de l’avortement.

Il semble que les évêques américains se voient invités à reconsidérer leur sens des priorités «absolues» en vue d’aider les électeurs catholiques à voter l’an prochain. Il est possible qu’en pondérant l’ensemble des projets politiques, les «causes structurelles» de la pauvreté deviennent tout aussi importantes à combattre que l’interruption de grossesse. Car la pauvreté systémique tue aussi et a des conséquences désastreuses sur des populations entières qui finissent par se voir imposer des choix moraux lesquels, finalement, en visant à préserver la vie déjà présente, peuvent parfois impliquer le choix de ne pas permettre à un fœtus de se rendre à terme.

S’il est impossible de mettre tous ces enjeux sur le même pied, alors il faut, comme le propose encore François, discerner davantage en considérant la finalité plutôt que les cadres rigides et les règlements qui ne tiennent pas compte du contexte et des circonstances. Qui dit finalité, dit aussi causes. Or, les causes identifiées par le pape François ou, comme il dit: «la racine des maux de la société», ce sont les enjeux sociaux, la disparité des richesses, la domination des puissants. Si ces enjeux sont davantage la priorité des candidats démocrates, alors le discernement des électeurs étatsuniens n’en sera que plus complexe. Au contraire de ce que laisserait entendre la lettre des évêques, il n’y a pas de critère ultime autre que celui de la défense de «toute vie».

Cela me fait penser à cet épisode de ma vie où, luttant avec de nombreux internautes du monde pour faire obtenir la grâce présidentielle en faveur d’un condamné à mort, j’avais interpellé en direct le responsable du site pro-vie américain Lifesitenews.org. Je lui avais demandé de relayer auprès des milliers d’abonnés de son site la pétition à signer avant l’heure fixée pour l’exécution du condamné. Il m’avait répondu candidement: «Lorsque les anti-peine-de-mort se montreront plus déterminés à lutter contre l’avortement que contre la peine capitale, alors nous appuierons leur combat, car les plus petits sont ceux qui ne sont pas encore nés.» L’homme a été exécuté malgré un doute raisonnable sur sa culpabilité.

Voilà le genre de dilemme où nous conduit la «priorisation absolue» de l’avortement. L’idéal catholique d’une justice sociale «intégrale» ne peut se réduire à cet horizon obstinément unidimensionnel. Celui-ci, par ailleurs, illustre davantage l’obsession monomaniaque d’une poignée d’individus dont l'idéologie est dangereusement restreinte tandis que le sort du monde est bien plus complexe et que le cri des pauvres ne semble pas atteindre leur cœur.

*NDLR: Seuls les commentaires signés sont approuvés pour publication. Les propos diffamatoires et les attaques personnelles sont ignorés.

***

 


8 Commentaire(s)

Gérard Laverdure || 2019-11-20 16:20:24

Merci pour ces réflexions nuancées. Premièrement j'aimerais rappeler une petite phrase de Jésus qu'on n'entend presque jamais: ''Jugez donc de tout par vous-mêmes.'' (Lc 12, 57). Quant à moi, catholique pratiquant et engagé en Église et dans la société, je décide par moi-même les enjeux prioritaires et les partis politiques qui peuvent faire avancer la société vers plus de justice, de liberté, de partage, de respect de toute vie. Ce n'est pas aux évêques, ni au pape, que j'estime beaucoup, à me le dicter. J'écoute ce qu'on dit, je vois les analyses des groupes spécialisés qui ont une vue d'ensemble comme l'UNICEF, le Haut Commissariat pour les Réfugiés, Amnistie, Équiterre et co pour l'environnement, etc. Le journal Le Devoir nous présente des analyses fouillées, de qualité et indépendantes. La Revue Relations nous donne aussi de bons dossiers. Les Paroles et pratiques de Jésus sont la référence de fond. Le discernement dans son Esprit, en prenant le temps est essentiel. Je pense aussi à une parole de saint Paul qui affirme que la source de tous les maux est l'amour de l'argent (l'avidité) pour aller aux racines des problèmes sociaux. En ce sens l'idéologie capitaliste est pour moi le poison le plus mortel pour la planète et l'humanité. Les États-Unis en sont le chef de file avec la Chine désormais. L'État corrompu ($$$) est souvent l'ennemi public no 1. Pour en revenir à l'avortement, c'est une question complexe qu'on ne tranche pas d'en haut. J'ai accompagné quelques femmes sur ce pénible chemin. Il y a des racines psychologiques familiales, des conflits de couples, des abandons de conjoint, pauvreté, blessures et détresse derrière ces décisions. Je le sais d'expérience et c'est souffrant de faire ces accompagnements. L'association catholique Mère de Miséricorde (Communauté des Béatitudes) accompagne les femmes vulnérables enceintes qui veulent de l'aide. Elles sont accueillies, soutenues affectivement, matériellement et spirituellement, pendant la grossesse, après l'accouchement ou... l'avortement. Sans jugement. Mère de Miséricorde... vraiment inspiré de l'Évangile. Scribes, grands prêtres et pharisiens étaient prompts à condamner toutes les ''pécheurs selon la Loi'', surtout les femmes. Pas Jésus. Il a fait scandale et et on l'a tué.

Serge Emond || 2019-11-20 10:58:27

Excellent article! Comment pouvons nous se centrer uniquement sur l'avortement alors que c'est tout un système économique et social qui favorise le peuple américain au détriment de nombreux peuples qui en souffrent et meurent par milliers tous les jours. Les guerres et la famine que le peuple américain, et aussi canadien, entretiennent par les ventes d'armes, par les mines qui tuent les populations pour notre enrichissement devraient orienter nos choix politiques. Les populations riches le sont parce qu'elles exploitent le pauvre. C'est de là que nous devrions faire nos choix politiques et les évêques américains semblent malheureusement l'oublier.

Robert Mager || 2019-11-20 03:16:23

Merci, monsieur Girard, pour votre article équilibré et fouillé. Il y a un problème, en foi chrétienne, lorsqu'on absolutise quoi que ce soit d'autre que Dieu lui-même. Vous nous invitez à adopter une perspective d'ensemble qui fasse droit à la complexité du réel.

MR || 2019-11-19 07:53:50

« L’obsession monomaniaque » est entaché d’un coup considérable qui en fait ressortir toute l’absurdité quand elle conduit à voter pour un individu aussi immoral que Trump. Excellent article. Merci.

Jean-Luc Tremblay || 2019-11-18 22:36:00

Le critère de choix basé sur le pivot du choix entre PRO-VIE et PRO-CHOIX est fondamental et ne sera jamais un accessoire en périphérie. Le droit à la vie est fondamental, or un parti politique quelconque qui méprise au point de départ ce droit universellement reconnu mérite d'être disqualifié automatiquement par les voteurs de foi catholiques. Pour moi, c'est une condition préalable indiscutable.

Jean-Léon Laffitte || 2019-11-18 21:27:21

M. Girard, je n'ai pas fait de raccourcis douteux, puisque vous persistez et signez. Vous dites : "la misère engendre des choix pour les femmes que nous deux, hommes blancs bien nantis, ne pouvons ni juger ni prescrire". Hum, quelle importance dans l'argumentation de noter que nous sommes deux hommes blancs, dans votre cas semble-t-il, bien nanti? Mais ce que je note, est que vous ne faites pas la distinction entre le jugement des personnes et le jugement des actes. Sans juger le coeur d'une personne contribuant à l'avortement, il est permis de dire que c'est un crime abominable, comme le fait le Concile Vatican II, et que oui, il doit être prescrit comme tout autre meurtre. Vous dites encore : Vous oubliez encore que l'enfant a besoin de sa mère pour naître et que celle-ci doit consentir à le laisser grandir en elle. Vous oubliez surtout qu'actuellement dans le monde, un enfant sur 18 meurt dans sa première année, ce qui représente 7,6 millions d'enfants qui naissent dans des conditions qui ne permettent pas "la vie", pratiquement 8 fois plus que le nombre total d'avortements." Première remarque, le nombre d'avortement mondial dépasse les 50 millions d'enfants tués annuellement, je suis désolé de vous apprendre cette nouvelle que le nombre d'enfants tués par avortement dépassent largement le nombre d'enfants mourants dans leur première année. C'est donc la première cause de décès mondial. Deuxième remarque, il y a longtemps que les pro-vie travaillent au soutien des femmes enceintes en difficultés et des femmes qui ont avortés. Je puis vous assurer qu'ils sont les seuls ici à ne vraiment pas les oublier... Enfin, vous dites : "Car il s'agit bien, ici, de critiquer cette position qui met en arrière-plan des enjeux sociaux majeurs et qui induisent une manière de voter qui ne changera rien aux conditions d'existence lesquelles, en bien des milieux, défavorisent les femmes et, par conséquent, les enfants à naître. " Ah bon? vous craignez que les évêques américains n'influencent le vote des américains en faveur des candidats pro--vie? Vous préfèreriez que les américains vous écoutent plutôt lorsque vous affirmez, à tort que le vote pour des candidats pro-vie ne change rien? Que ne le disiez-vous clairement? Personnellement, je pense que les évêques américains se fichent de dire aux gens pour qui voter, mais qu'ils ont la cohérence d'affirmer que le respect de la vie est un point non négociable; qu'un député, ou quiconque, affirmant qu'il est permis de tuer un enfant ne peut se prétendre chrétien. Ah, et personnellement, je ne dirai pas pour qui voter aux américains, mais je sais, que des centaines de millions consacrés à la promotion de l'avortement en Afrique, comme le fait le gouvernement Trudeau pour remplacer les millions de dollards supprimés par le gouvernement républicain pour cette "cause" sont extrêmement dommageables... Oui, tant mieux si les évêques américains permettent de choisir des candidats pro-vies qui donneront plutôt l'argent à des organismes qui aideront véritablement les femmes dans le besoin, plutôt que de travailler à supprimer leur enfant.. que ces candidats soient démocrates ou républicains. Le parti n'a pas d'importance. Et je suis certain que les évêques américains et les catholiques américains pensent également ainsi.

Jean-Léon Laffitte || 2019-11-18 20:43:37

J'ai envoyé un commentaire plus tôt, sans l'avoir signé je crois. Il était en réponse à celle de M. Girard. Si possible de le mettre en réponse au sien. Merci.

Jean-Léon Laffitte || 2019-11-18 16:30:14

Une grave erreur dans ce texte : "Car la pauvreté systémique tue aussi et a des conséquences désastreuses sur des populations entières qui finissent par se voir imposer des choix moraux lesquels, finalement, en visant à préserver la vie déjà présente, peuvent parfois impliquer le choix de ne pas permettre à un fœtus de se rendre à terme." Comme si la vie de l'enfant à naître n'était pas déjà présente! Pour bien discuter du sujet, on doit avoir un regard scientifique exact sur la question! Jamais le pape François n'endosserait un tel sophisme. Sa vigueur à dénoncer l'avortement en toute circonstances ne laisse pas de place à de supposés système structurels qui imposerait l'avortement, c'est-à-dire l'élimination d'en être humain, d'un enfant, au stade de foetus ( il est un être humain à terme.., comme nous sommes des adultes, des enfants ou des vieillards, mais toujours des êtres humains, pleinement humain.) Plusieurs associations gynécologiques ont déjà mentionné qu'ils n'existent pas de situations, à l'heure actuelle, où l'avortement d'un enfant serait nécessaire pour sauver la vie de la mère. ( On ne parle pas ici du principe de double effet.) Peu importe la question de la priorité ou pas de la défense de la vie de l'enfant à naître par rapport à une autre vie à défendre, une vie vaut une vie, il demeure que la défense d'une cause n'empêche pas la défense d'une autre et qu'en aucun cas on ne peut justifier l'avortement en prétendant qu'une cause supérieure le demande malheureusement! Comme le disait le pape François : 'La défense de l’innocent qui n’est pas encore né, par exemple, doit être sans équivoque, ferme et passionnée, parce que là est en jeu la dignité de la vie humaine, toujours sacrée, et l’amour de chaque personne indépendamment de son développement exige cela. ' Quand les défenseurs des causes dites sociales le comprendront-ils enfin? Que la défense de l'enfant à naître va de pair avec la défense de toutes les autres causes et qu'aucune ne peut justifier l'atteinte à la vie d'un enfant?

Jocelyn Girard || 2019-11-18 00:00:00

Vous faites encore une fois des raccourcis douteux avec mes propos. Il n'est pas question de nier l'importance qu'accorde à l'enfant à naître le pape François. L'exemple du tueur à gages est suffisant pour illustrer sa pensée. Il ne s'agit même pas d'opposer les "causes dites sociales", comme vous les qualifiez, à la menace de l'avortement, mais de rappeler que des causes structurelles et systémiques nourrissent la misère et que la misère engendre des choix pour les femmes que nous deux, hommes blancs bien nantis, ne pouvons ni juger ni prescrire. Vous oubliez encore que l'enfant a besoin de sa mère pour naître et que celle-ci doit consentir à le laisser grandir en elle. Vous oubliez surtout qu'actuellement dans le monde, un enfant sur 18 meurt dans sa première année, ce qui représente 7,6 millions d'enfants qui naissent dans des conditions qui ne permettent pas "la vie", pratiquement 8 fois plus que le nombre total d'avortements. Dans certaines régions du monde, la mortalité infantile atteint 50% des enfants de moins de cinq ans. Il est temps de défendre "toute vie". Cela constitue bien plus qu'une "cause "dite" sociale", le pape lui-même en parle comme "la racine de tous les maux". C'est la solidarité qui s'impose à tous les humains. Si le pape en fait la démonstration aussi fréquemment, pourquoi les évêques américains ne mettraient-ils pas cet enseignement à la disposition de leurs ouailles? Car il s'agit bien, ici, de critiquer cette position qui met en arrière-plan des enjeux sociaux majeurs et qui induisent une manière de voter qui ne changera rien aux conditions d'existence lesquelles, en bien des milieux, défavorisent les femmes et, par conséquent, les enfants à naître. (référence: https://www.planetoscope.com/mortalite/22-deces-dans-le-monde.html)

 

du même auteur

Greta Thunberg s'inscrit dans une longue tradition de prophètes qui exhortent à redécouvrir la centralité de l’amour dans l’expérience humaine, explique Jocelyn Girard.
2019-09-24 10:31 || Monde Monde || 6 Commentaire(s)

Sainte Greta du climat

«Ainsi la laïcité, plutôt que de nous rassembler dans un espace libre et ouvert à tous, deviendrait le motif de communautarisation à outrance. En combattant le multiculturalisme avec sa loi 21, le gouvernement du Québec pourrait nourrir la division par la religion.»
2019-06-17 10:15 || Québec Québec || 6 Commentaire(s)

Big Legault is watching you

Des soldats américains prennent d'assaut la plage d'Omaha le 6 juin 1944. Cette année marque le 75e anniversaire du débarquement en Normandie.
2019-06-05 14:16 || Monde Monde || Aucun commentaire

Retrouver l'espérance aujourd'hui

articles récents

Détail de 'La parabole des talents', d'Andreï Mironov (2013). «Nous parlons souvent chrétien, parfois même sans le savoir», écrit Louis Cornellier en commentant le plus récent essai du philosophe français Denis Moreau.
2019-11-25 08:19 || Monde Monde || 2 Commentaire(s)

«Nous parlons souvent chrétien, parfois même sans le savoir»

2019-11-20 00:00 || Québec Québec || 3 Commentaire(s)

Soutenir Présence, ça presse!

2019-11-19 19:29 || Québec Québec || Aucun commentaire

Mot de la présidente: félicitations aux journalistes de Présence